Réseaux sociaux : attention aux effets néfastes sur les jeunes

Plusieurs études, dont une à paraître prochainement dans Journal of Social and Clinical Psychology, ont mis en lumière les effets néfastes des réseaux sociaux sur la santé des jeunes. Nous vous proposons de faire le point sur les principaux risques de l'hyperconnexion.


Ils sont addictifs

Le premier risque lié aux réseaux sociaux est bien sûr l'addiction.
D'après plusieurs études, notamment celle menée par la Royal Society for Public Health (RSPH) début 2017, des réseaux comme Instagram ou Facebook créent une dépendance.
Si vous ressentez un manque quand votre connexion ne fonctionne pas ou si vous passez vos journées les yeux rivés sur votre smartphone à l'affût des derniers "like" et des commentaires sur la photo que vous venez de poster, vous êtes vraisemblablement accro, comme beaucoup d'utilisateurs.
Ce mot n'est pas exagéré car des études ont montré que les effets de certains réseaux sociaux sont proches de ceux d'une drogue comme la cocaïne et que la tentation de s'y connecter est bien supérieure à celle du sexe !
Chez les jeunes, le manque de sommeil et la fatigue scolaire auraient pour principale cause les connexions compulsives au cours de la nuit.
La lumière bleue des écrans mais aussi l'implication intellectuelle et émotionnelle sur les réseaux empêcheraient les adolescents de s'endormir.
Elles conduiraient même 1 jeune sur 5 à se réveiller la nuit pour se connecter, selon une étude britannique réalisée sur 900 adolescents scolarisés de 12 à 15 ans et publiée dans la revue Journal of Youth Studies.

Ils sont mauvais pour l'estime de soi

Toujours selon l'étude de la RSPH, les réseaux sociaux axés sur le partage de photos comme Instagram et Snapchat (dans une moindre mesure) nous font douter de nous-même et de notre image.
En effet, ils donnent un aperçu souvent trompeur et embelli de la vie des autres.
Quand vous voyez les photos de vos amis ou de gens célèbres exhibant des images idéales d'eux-même, de leurs vacances ou de leur vie, cela ne fait qu'exacerber le fait que vous vous sentez seul, que vous n'allez pas bien ou que vous ne vous trouvez pas beau.
Bref, le deuxième risque des réseaux sociaux est leur effet néfaste sur l'estime de soi, en particulier chez les jeunes.
Le "quotidien idéal" affiché publiquement par d'autres utilisateurs pousse malheureusement les adolescents à remettre en question leur apparence ou plus globalement leur propre vie.
Cela est dû au phénomène de comparaison sociale qui fait paraître ce que l'on observe chez les autres toujours plus beau et plus attrayant.

Ils exacerbent la solitude

Même si les jeunes pensent que ces réseaux sociaux les rendent moins seuls et leur offrent une vie sociale qui contribue à leur bien-être, des études prouvent que c'est tout le contraire !
Selon les premiers résultats d'une étude menée par l'Université de Pennsylvanie aux Etats-Unis (à paraître prochainement dans Journal of Social and Clinical Psychology), les réseaux aggravent le sentiment d'isolement et de solitude.
Leurs recherches ont démontré que le fait de passer plus de 2 heures par jour sur les réseaux sociaux favorisait significativement le sentiment d'isolement des jeunes en les coupant du monde réel.
Beaucoup d'adolescents préfèrent ainsi communiquer pendant des heures en ligne plutôt que de se donner rendez-vous quelque part.

Ils peuvent mener à la dépression

L'étude britannique du RSPH avait déjà montré que les taux d'anxiété et de dépression ont augmenté de 70% durant les 25 dernières années et que les réseaux sociaux sont directement liés à cette augmentation. Et les récentes conclusions de l'Université de Pennsylvanie le confirment.
Cette étude américaine a été menée sur un groupe de 143 étudiants âgés de 18 à 22 ans.
Les chercheurs ont d'abord observé pendant une semaine les habitudes de connexion des jeunes sur Facebook, Instagram et Snapchat en prenant en compte différents critères tels que la peur de manquer quelque chose (ou Fomo en anglais pour "fear of missing out"), la solitude, l'estime de soi, l'anxiété et la dépression.
Ils ont ensuite demandé à deux des trois groupes constitués de réduire d'une dizaine de minutes par jour pendant trois semaines leur utilisation de ces réseaux, le dernier groupe gardant ses pratiques inchangées.
Leurs conclusions sont sans appel : réduire d'au moins 30 minutes par jour le temps passé sur ces réseaux favoriserait une meilleure santé mentale, plus de bien-être et permettrait de réduire les sentiments de solitude et les risques de dépression.
Une bonne raison pour inciter les ados à se déconnecter un peu plus...

Date de création : 2018-12-06
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