Manoir D'epeisse

136 Route du Manoir
69640 Cogny
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Itineraire

Présentation

Le manoir d’Epeisse se présente sous forme d’un plan rectangulaire agrémenté d’une grosse tour ronde au nord-est, il ne présente qu’une emprise d’environ 700 m² au sol, surface à laquelle il faut déduire la surface de deux cours et des communs. Le logis ancien, composé de l’aile est à l’origine et prolongé dans l’aile nord jusqu’au pigeonnier, ne forme qu’une petite surface d’environ 200 m² au sol. Le manoir est donc un très petit spécimen de maison-forte aux bâtiments compactes et organisés autour d’une cour.
La maison-forte d'Epeisse est implantée à flanc de coteau, dominant le village de Cogny depuis l'ouest. Elle faisait anciennement partie d’un clos plus vaste et consacré il y a peu encore, à la viticulture. La terre d'Epeisses est mentionnée pour la première fois en 1286. La maison-forte est le berceau d'un lignage seigneurial éponyme attesté dès le XIIe siècle. Elle dépendait de la châtellenie beaujolaise de Montmelas. Au XIIIe siècle, la seigneurie passe aux mains de la famille de Chameyré. Au XVe siècle, elle appartient aux Namy, une famille de notables beaujolais. Le lignage Namy tombe en quenouille dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Jeanne de la Forêt, veuve d’un échevin de Villefranche, François Tournier, qui possédait depuis 1651 le domaine voisin de la Lucardière achète la maison-forte et ses dépendances en 1693. L’acte de vente décrit Epeisses comme un domaine et fief consistant en des vignes et une maison avec une cave, un cellier, une étable, un cuvier abritant deux cuves et un pressoir, une cour et un jardin. En 1688, Jeanne-Françoise Tournier avait épousé Pierre de Phélines dont les armes sont encore visibles sur le manteau d’une cheminée. En 1702, la propriété est encore agrandie. A la fin du XVIIe siècle, le centre domanial se trouve à la Lucardière qui a été reconstruite. La maison-forte d’Epeisses est réduite à une simple dépendance agricole où sont logés des vignerons. Par héritage, le domaine échoit en 1728 à Nicolas Deschamps. Mis en vente en 1758, il se compose alors de plusieurs chambres pour ménages de vignerons, d’une cave, d’un cellier, d’un fruitier, d’une tour, d’une tourelle, d’un pigeonnier, d’écuries, d’une grange à foin et d’un grenier à céréales. Il est acheté par François Morel, conseiller à la cour des monnaies de Lyon. Pendant la Révolution, son fils, François Morel de Rambion est arrêté puis relâché deux mois plus tard. Le 11 août 1793, le conseil municipal de Cogny brûle solennellement les archives de la seigneurie d’Epeisses. Il s’agit de six terriers du XVe siècle, de six autres plus récents et de « cinq livres pesant de vieux papiers ». Seul subsiste encore aux archives départementales un terrier du XVIe siècle qui ne se trouvait pas à Epeisses. Louis-Joseph-Irénée Morel de Voleine (1856-1936) fut propriétaire de la maison-forte. Cet historien écrivit une histoire du fief, publiée en 1903 dans le Bulletin de la Société des Sciences et Arts du Beaujolais.

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