Le cannabis comme médicament : indications et législation

Dans certains pays tels que les Pays-Bas, l’Italie, l’Allemagne, la Finlande et dans certains états américains, l’usage du cannabis comme médicament est autorisé. En France, la prescription de dérivés cannabinoïdes est exceptionnelle. Nous vous proposons de faire le point sur les usages thérapeutiques de cette plante et la législation française.


Quels sont ses usages thérapeutiques ?

Bien qu’il ne soit pas autorisé en France, le cannabis (Cannabis sativa) possède des propriétés thérapeutiques reconnues dans d’autres pays.
Plusieurs études ont mis en évidence les effets suivants :
• propriétés antalgiques, en particulier contre les douleurs chroniques résistantes
• propriétés anti-spasmodiques
• propriétés anti-émétiques (contre les nausées et les vomissements)
• stimulation de l'appétit
• dilatation des vaisseaux pouvant améliorer le glaucome
• amélioration du sommeil
L’usage du cannabis comme médicament serait donc indiqué pour les patients souffrant de douleurs chroniques, de spasmes liés à une sclérose en plaques ou encore de nausées liées à la chimiothérapie ou au sida.

Sous quelle forme est-il prescrit ?

Le cannabis comme médicament se présente généralement sous des formes non fumées. En effet, il a été démontré que cannabis fumé augmente le risque de cancer du poumon au moins autant que le tabac (voire plus selon certaines études).
Dans les pays qui l'autorisent, le cannabis médical est consommé sous forme de tisanes ou de vaporisateurs. Cela évite la formation de résidus cancérigènes.
Il existe par exemple au Canada un spray buccal à base d'extraits de cannabis et deux médicaments à base de THC de synthèse (principe actif du cannabis) : le Cesamet et le Marinol. Ces médicaments sont également disponibles dans une vingtaine d’états américains.

Quelle est la législation en France ?

En France, l’usage du cannabis comme médicament est très limité et encadré par la loi.
Le Marinol est le seul dérivé cannabinoïde utilisé à des fins thérapeutiques et sa prescription s’effectue dans le cadre d'une procédure particulière appelée autorisation temporaire d'utilisation nominative ou ATU.
Les autorités médicales françaises considèrent en effet qu'il existe d'autres médicaments pour obtenir les mêmes effets de façon ciblée tout en évitant les risques du cannabis (notamment les effets secondaires).

Date de création : 2013-01-14
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