Coronavirus : pourquoi une deuxième vague est à craindre

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé que le port du masque serait obligatoire dès "la semaine prochaine" dans les lieux publics clos. Initialement, cette obligation devait entrer en vigueur à partir du 1er août. Mais la menace d’une reprise de l’épidémie de coronavirus est prise très au sérieux par les autorités. On vous explique pourquoi une deuxième vague est à craindre.


Le virus circule partout dans le monde

Selon un bilan établi par l’Agence France-presse (AFP) mercredi 15 juillet 2020, la pandémie de Covid-19 a fait près de 580.000 morts dans le monde depuis l’apparition de la maladie en Chine, fin décembre 2019.
Même si elle semble sous contrôle en France, l'épidémie continue de s'aggraver sur le reste de la planète, avec plus de 13 millions de cas à travers le monde.
La situation est aussi très préoccupante dans l'hémisphère sud (qui est entré dans sa période hivernale), aux Etats-Unis et en Asie (notamment à Tokyo au Japon, à Hong-Kong et en Inde).
Selon les chiffres parus dans Le Monde aujourd’hui 16 juillet 2020, on dénombre plus de 150.000 morts en Amérique latine et aux Caraïbes.
Or, tant que le virus circule ailleurs dans le monde, le risque d'une reprise en France subsiste pour les mois à venir.

Nous ne pouvons pas compter sur l'immunité collective

Face au coronavirus qui circule toujours en France et dans le monde, nous ne pouvons pas adopter la stratégie de l'immunité collective, c’est-à-dire parier sur le fait qu'une large partie de la population développe une immunité contre le virus pour que la contagion cesse d'elle-même.
En France, l'immunité collective est de 5 à 10% seulement, alors qu'il faudrait qu'elle soit de 50% à 70% pour bloquer la circulation du coronavirus selon Arnaud Fontanet, épidémiologiste et membre du Conseil scientifique.

Les vacances d'été sont propices au relâchement

Même si l’on entend parler de risque d'une seconde vague à l'automne prochain, il est tout à fait posssible que le virus se remette à circuler de manière importante dès cet été, en particulier si les vacanciers ne respectent pas les fameux gestes barrières.
Les médecins redoutent un relâchement général des gestes barrières à l’occasion des vacances estivales. En effet, même si les Français ont pris l’habitude de se laver les mains et de porter le masque dans les transports en commun, dans d’autres lieux on voit beaucoup de masques mal ou non portés et de distanciation sociale oubliée...
Pourtant, le virus circule encore et des reconfinements au niveau local ont déjà dû être décidés chez nos voisins européens en Espagne, au Portugal, en Allemagne et en Angleterre.

Le virus pourrait être saisonnier

C’est un autre sujet d’inquiétude pour les spécialistes : comme beaucoup d’autre virus respiratoires, le Covid-19 pourrait être saisonnier et revenir en force en Europe quand les températures seront plus froides, c'est-à-dire en automne ou en hiver.
Ce phénomène a déjà été observé lors des quatre dernières pandémies grippales de 1918, 1957, 1968 et 2009. Alors, même si nous manquons encore de données sur ce nouveau virus, il faut anticiper ce risque.
Le risque de reprise de l’épidémie à partir de l’automne est jugé probable pour plusieurs raisons :
=> à cette saison, la population reste moins au grand air. Or, le fait de rester dans des lieux fermés favorise la transmission du virus.
=> dans l'hémisphère Sud, qui est en hiver austral en ce moment, l'épidémie est en train de flamber en Amérique du Sud, en Afrique du Sud et en Australie

De nouvelles mesures sont prises

Pour répondre au risque d’une deuxième vague, le chef de l'État puis le Premier ministre se sont exprimés ces jours-ci sur une nouvelle mesure : rendre le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos.
Initialement prévue à partir du 1er août, cette obligation devrait entrer en vigueur dès la semaine prochaine. Cette mesure a paru nécessaire et urgente car les endroits où il y a des foules et les lieux fermés, sont particulièrement à risque.
Dans son interview en direct à la télévision le 14 juillet, le Président de la République a toutefois affirmé que "nous serons prêts" en cas de recrudescence de l'épidémie. Si de nouveaux confinements étaient nécessaires, ils se feraient localement, a-t-il expliqué.
Pour sa part, la commissaire européenne à la santé, Stella Kyriakides, a déclaré : "La préparation est essentielle, surtout avant les mois d’automne et d’hiver". À bon entendeur...

Date de création : 2020-07-16
Auteur :

Plus d'informations :
Plus d'information

0 Avis

Pas encore d'avis.

Déposer un avis

CGU - Gralon - Confidentialité
Accéder au site complet
© Gralon 2011-2020