Le Noël niçois : présentation et traditions

Le Noël niçois ou Calèna possède ses coutumes et ses rituels. Voici tout ce qu’il faut savoir pour fêter Noël dans la plus pure tradition niçoise.


Lou tèmp de Calèna

En niçois, Noël se dit Calèna, un nom qui vient du mot latin calenda. Dans le calendrier romain, les calendes désignaient le premier jour du mois.
Dans le Comté de Nice, lou tèmp de Calèna, la période des festivités de Noël commence le 4 décembre, jour de la Sainte Barbe. Après un grand nettoyage des maisons, on sème ce jour-là le blé de la Sainte Barbe ainsi que des lentilles.
Ces graines germées, qui servent ensuite de décor sur la table du réveillon, sont un symbole de fertilité et de prospérité pour l’année à venir.

La crèche niçoise ou Presèpi

A la différence de la crèche de Noël provençale, la crèche niçoise ou Presèpi reste dans la maison tout au long de l’année.
Alors que les crèches provençales comptent souvent de nombreux santons de Provence représentant différents métiers, la crèche niçoise est une représentation minimaliste de la Nativité. Elle ne se compose que de l'Enfant Jésus, de Joseph, de Marie, du boeuf et de l'âne. Ces sujets peuvent être en bois, en carton-pâte ou en cire.
Depuis quelques années, une crèche vivante s'installe dans le Vieux Nice sur la place Rossetti, en face à la cathédrale Sainte-Réparate. Pendant quelques jours, figurants et animaux font revivre les anciennes traditions du Presèpi pour la plus grande joie des petits et des grands.

Les traditions du réveillon

Le soir du 24 décembre, une tradition niçoise appelée cacha-fuèc veut que l’on éteigne le feu dans la cheminée. L'aîné de la famille donne au plus jeune enfant un tison pour rallumer un feu nouveau, avec une bûche de bois fruitier (souvent de l’olivier).
L’expression "cacha-fuèc" est ensuite devenue synonyme de réveillon en niçois.
On asperge alors les flammes de quelques gouttes de vin, en faisant le vœu d’être encore tous ensemble l’année suivante : a l’an que ven, se sian pas mai que siguen pas mens.
On fait ensuite un repas maigre "lou gros soupà" (un repas sans viande, à base de légumes et de poissons), avant de se rendre à la messe de minuit. Pour ce repas, on place sur la table trois nappes superposées et trois assiettes de lentilles ou de blé plantés dans du coton le jour de la sainte Barbe.
On décore la table avec une branche de houx mais jamais de gui (réputé porter malheur).
On laisse toujours une place et une assiette pour "lou paure", un mot qui signifie en niçois "le pauvre", mais aussi "le mort". Cette tradition se perpétue en souvenir des défunts de la famille avec qui l’on avait fêté Noël autrefois.
Au retour de la messe de minuit, on déguste les treize desserts qui symbolisent les douze apôtres et le Christ. Dans le Comté de Nice, les 13 desserts comprennent notamment la tourte de blette et la tarte à la confiture ou aux noix. Le lendemain midi, le repas est composé de viandes de toute sorte, notamment les boudins et l'agneau. Le soir du 25 décembre, on finit les restes sur la troisième et dernière nappe.

Date de création : 2009-12-16
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